Même si son règne touche à sa fin, il ne faut pas oublier que le clan Macron est avant tout une association de malfaiteurs. Ces 9 dernières années, nous avons vu plus de casseroles au gouvernement que dans une cuisine de Top Chef. Pas moins de 26 ministres ont été impliqués dans des affaires politico-financières depuis 2017. Et la justice vient de se montrer plus que gentille à l’égard des proches du pouvoir.
Le «vice-président» préservé
Le 2 juillet, l’un des hommes les plus proches du président a bénéficié d’une étonnante indulgence de la justice : alors qu’Alexis Kohler est poursuivi depuis des années, les magistrats ont estimé qu’une partie des charges retenues contre lui étaient «prescrites». C’est «une porte ouverte à l’impunité» s’indigne l’association Anticor. La cour d’appel de Paris vient ainsi de réduire drastiquement la portée de l’enquête qui visait cet homme.
Alexis Kohler, jadis Secrétaire général de l’Élysée, proche d’Emmanuel Macron parmi les proches, est poursuivi pour «prise illégale d’intérêts» dans l’affaire MSC, un gros contrat qu’il aurait arrangé entre l’État français et cet armateur alors qu’il avait des liens familiaux avec l’entreprise.
Alexis Kohler est aussi surnommé le «vice-président» de Macron. Peu connu du grand public, c’est pourtant une pièce maîtresse du pouvoir en place : secrétaire général du palais présidentiel, homme de confiance du chef de l’État, «avec qui il fonctionne en totale symbiose», cultivant l’art de la discrétion. Dans un portrait du Figaro en 2018, il était décrit comme «le deuxième cerveau d’Emmanuel Macron». «L’homme qui fait décoller les réformes et qui les fait atterrir, c’est lui».
En 2019, alors que l’enquête était déjà en cours contre Kohler, Macron avait directement écrit au Parquet National Financier pour protéger son conseiller, au lendemain…
Auteur: B

