La justice ouvre une enquête après le piratage du site des impôts

La section cyber du parquet de Paris a ouvert une enquête après la cyberattaque touchant près de 700 000 usagers de l’administration fiscale, a indiqué samedi le ministère public.

Les investigations, confiées à l’Office anticybercriminalité (Ofac), concernent notamment « l’extraction frauduleuse de données contenues dans un système de traitement automatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’État » ainsi que la « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement ».

Cette cyberattaque contre le système d’information de la Direction générale des finances publiques (DGFIP), a permis d’extraire des données de contribuables et d’entreprises lors d’une opération « plus sophistiquée » que « par le passé », a déploré l’administration fiscale vendredi 14 août.

Des précédents inquiétants

Cette nouvelle attaque informatique d’ampleur pourrait relancer le débat sur la sécurité des systèmes d’information de l’État, alors que de précédents épisodes ont émaillé l’actualité ces dernières semaines concernant l’Insee ou le système ANTS (Agence nationale des titres sécurisés) permettant de faire des demandes de documents en ligne auprès de l’administration (passeports, cartes d’identité, permis de conduire, etc.)

Au total, 678 000 usagers, particuliers et entreprises seraient concernés par cette cyber attaque. Pour les particuliers, les données dérobées concernent notamment les noms et prénoms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence et le taux de prélèvement à la source, a détaillé la directrice générale des finances publiques Amélie Verdier.

Les données dérobées « ne permettent pas l’accès au compte sécurisé sur impots.gouv.fr » a toutefois voulu rassurer le fisc, précisant que les usagers concernés…

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Auteur: La Croix (avec AFP)