La justice valide l’immeuble qui va défigurer la Villa Crosnier à Brest !

D’après un croquis d’Erwan Le Bot

Sur le Cours Dajot à Brest, un sentiment d’écœurement domine chez celles et ceux qui se mobilisent contre le mauvais sort  lancé par le promoteur Océanic à l’historique Villa Crosnier. Alors même que la commission régionale du patrimoine et de l’architecture vient de proposer le classement de la Villa comme l’un des 10 Monuments historiques de Brest, la décision prise cette semaine par le tribunal judiciaire a de quoi choquer …

Le projet Amphitrite du groupe Océanic, sur le cours Dajot, à Brest, vient d’emporter une bataille juridique. Le tribunal judiciaire estime qu’il ne crée pas de trouble anormal du voisinage. Reste la justice administrative.

Le litige portait sur la partie ouest de la villa Crosnier. Ses habitants estimaient que le projet du groupe Océanic allait boucher des vues. Le tribunal judiciaire a jugé qu’il s’agit de jours de souffrance et que le projet permettra à la lumière de continuer à y entrer.
Le litige portait sur la partie ouest de la villa Crosnier. Ses habitants estimaient que le projet du groupe Océanic allait boucher des vues. Le tribunal judiciaire a jugé qu’il s’agit de jours de souffrance et que le projet permettra à la lumière de continuer à y entrer. (Photo d’archives Le Télégramme/David Cormier)

Les ouvertures du pignon ouest de la villa Crosnier, rue de Denver, à Brest, ne sont pas des fenêtres avec servitude de vue mais des « jours de souffrance », simplement destinés à faire entrer de la lumière. C’est ce qu’indique le tribunal judiciaire de Brest, dans son jugement rendu ce jeudi 21 septembre 2023. Le couple Taleb, propriétaire de la villa Crosnier, avait saisi la justice pour s’opposer au projet Amphitrite du groupe Océanic, juste à côté, qui a obtenu un permis de construire fin 2022. Le couple estimait que cela boucherait des vues depuis la maison. Il devra payer au groupe 2 500 € au titre des frais de justice.

Le projet prévoit « un puits de lumière »

« Ces jours de souffrance », dit le tribunal, « ne créent aucune servitude ou obligation à la charge du propriétaire du fonds voisin, qui a néanmoins cherché à garantir le maintien d’un apport de…

La suite est à lire sur: www.prendreparti.com
Auteur: Claude Morizur

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