La LDH répond à l'article « Larmes d'enfermemeurs et ouin ouin de soc'dem »

Suite à un article dénoncant les positions de la LDH Dijon et agglomération concernant des affiches qui ciblent nominativement des personnes participant à la construction du CRA de Longvic, la LDH répond pour défendre ses positions.

Votre site d’infos a publié un article « Larmes d’enfermemeurs et ouin ouin de soc’dem, petit retour sur un weekend déter contre le CRA de Dijon » signé d’anonymes « opposant·es à tous les CRA » attaquant la LDH, les associations engagées dans la défense des migrant·es désignées comme « gauche associative et institutionnelle » et individuellement un militant qui a souvent été porte-parole de ces mobilisations. C’est votre droit, le droit à la critique est un principe démocratique de base, même s’il serait plus sain d’éviter les attaques personnelles. C’est aussi notre droit de souhaiter y répondre.

Nous y sommes accusé·es de « voler au secours des patron·nes constructeurs de prison ». C’est assez ahurissant. Le sujet est celui d’affiches anonymes collées à cette occasion et dans certains quartiers de Dijon qui vont au delà des différences discutables et rentrent pour nous dans l’inadmissible. Elles jettent en pâture des cadres et salarié·es jusqu’à une « dessinatrice projeteuse » ou une administrative comptable avec noms, prénoms, portraits, téléphone et même une adresse personnelle, traité·es de « dégueulasse, expulseurs, tortionnaires » ou « racistes ». On peut discuter des responsabilités des entreprises qui participent à la construction du CRA. À notre sens, ce sont plutôt les politiques mises en œuvre et ceux qui les décident qui doivent être dénoncé·es, mais cette stigmatisation d’individus nullement décisionnaires fait penser aux tribunaux populaires et aux méthodes de lynchage des régimes totalitaires. En tout cas, jusqu’à maintenant, ces procédés, avec les conséquences que cela peut avoir en termes de harcèlement pour…

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