« La liberté de circuler sans conditions n’est pas pensée par les écologistes »

Fatima Ouassak est politologue et militante écologiste, antiraciste et féministe. En 2016, elle cofonde le Front de mères, syndicat de parents d’élèves de quartiers populaires, dont le premier combat a été de promouvoir une cantine végétarienne à l’école. En 2021, elle est à l’initiative, avec Alternatiba, de l’ouverture de Verdragon, la première maison de l’écologie populaire, à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis. 

Pourquoi avoir choisi l’imaginaire de la piraterie pour parler d’écologie dans votre deuxième essai, Pour une écologie pirate, paru en 2023 ?

Fatima Ouassak : Quand j’écris ce livre, j’ai bien sûr dans le viseur l’écologie et la gauche, qui ont besoin d’être bousculées. Critiquer l’écologie majoritaire est ma contribution pour faire avancer le champ écologiste progressiste et la gauche dans la bonne direction, selon moi. Aussi, je m’adresse aux quartiers populaires pour dire que des questions vitales nous sont posées – le dérèglement climatique et la montée de l’extrême droite en priorité – et qu’il faut les articuler pour imaginer un projet politique à la hauteur. Des pistes de travail sont à explorer autour de la liberté de circuler, du droit d’accueillir, de penser la ville à hauteur d’enfants ou encore de la prise de pouvoir politique au niveau local.

L’imaginaire de la piraterie, et plus précisément du pirate, correspond à ce projet

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Auteur: Vanina Delmas