Un «vent» qui a une drôle d’odeur
Un nouveau discours agressif et inquiétant de Donald Trump a été donné vendredi 14 mars au Ministère de la Justice. Cette fois-ci, le président des USA a piétiné sans aucun complexe la séparation des pouvoirs, qui est en théorie la base de tout «État de droit», ce qui permet de le différencier d’une dictature.
D’abord il a nommé ses fidèles aux postes les plus stratégiques du département de la Justice, avant de leur rendre hommage, notamment aux avocats qui l’avaient assisté lors de ses derniers démêlés judiciaires. Il a aussi placé une de ses plus proches soutiens, Pam Bondi, ancienne procureure de Floride, comme procureure générale des États-Unis. C’est elle qui dirige à présent toute l’institution judiciaire des USA et qui y organise actuellement une grande purge. Pam Bondi a déclaré vouloir «protéger» Trump dans une interview.
Trump a surtout lancé une charge très violente contre toutes les personnes qui ne lui sont pas assujetties. Il a qualifié ses adversaires dans les tribunaux de «racailles», les juges de «corrompus» et les procureurs qui ont enquêté sur lui de «dérangés». Des propos lunaires, prononcés devant le logo du ministère de la justice.
Dans un long discours décousu, Trump a réclamé que ceux qui l’avaient poursuivis par le passé soient envoyés en prison : «Ce sont des gens qui sont mauvais, vraiment mauvais». Surtout, il s’est qualifié de «principal responsable de l’application de la loi dans notre pays». Un phrase très grave qui signifie que l’exécutif s’octroie les pleins pouvoirs, avant d’ajouter : «Malheureusement, ces dernières années, un groupe corrompu de pirates et de radicaux dans les rangs du gouvernement américain a anéanti la confiance et la bonne volonté accumulées au fil des générations. Ils ont utilisé les vastes pouvoirs de nos services de renseignement et de nos forces de l’ordre pour tenter de…
Auteur: B

