Adoptée par le Sénat le 22 juin, la loi industrie verte est examinée en première lecture à l’Assemblée depuis le lundi 17 juillet. Les députés ont jusqu’au dimanche 23 juillet et la fin de la session parlementaire extraordinaire pour débattre des 1 600 amendements qu’elle contient.
Autant dire que les quelques jours de discussion qui arrivent sont bien maigres pour un projet qui « marque un véritable tournant dans l’histoire économique de notre nation » selon les mots du ministre de l’Economie Bruno Le Maire.
L’objectif est affiché, « faire de la France la première nation de l’industrie verte en Europe » et « décarboner et verdir les industries existantes ». Le constat est simple, la France a perdu 2,5 millions d’emplois industriels depuis 50 ans. Sur la même période, la part de l’industrie dans les richesses nationales a été divisée par 2, passant de 22 à 11%.
L’industrie française représente 18 % des émissions annuelles nationales de gaz à effet de serre, une part qu’il faut réduire pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Les arguments en faveur d’un projet de loi industrie verte sont partagés dans tous les camps politiques.
Pourtant, depuis la présentation du texte par Bruno Le Maire, les critiques pleuvent. Le député écologiste Charles Fournier dénonce le risque d’un « texte greenwashing », centré sur la réindustrialisation « sans planification écologique ».
Une crainte confirmée par les propos d’Olivier Marleix, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée dont le vote est indispensable à la majorité pour faire passer la loi, qui a expliqué dans l’hémicycle lundi que « le sujet à traiter, ce sont nos importations, donc toute industrie qui relocalise devrait être considérée comme une industrie verte ».
C’est la question principale. Quelle industrie sera considérée comme verte ? Le Sénat avait inscrit dans le texte une stratégie qui…
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Auteur: Florian Grenon

