La « loi sur la sécurité en ligne » du Royaume-Uni pourra-t-elle contenir la violence cachée des communautés de loisirs ?

Une nouvelle législation britannique vise à freiner les abus en ligne en imposant la suppression rapide des contenus préjudiciables. Les recherches montrent que même les communautés de loisirs peuvent favoriser les comportements toxiques.


La nouvelle loi britannique sur la sécurité en ligne, dont la mise en œuvre est prévue pour le second semestre de l’année prochaine, pourrait remodeler la façon dont les plates-formes de médias sociaux traitent les contenus préjudiciables en ligne. Cette législation vise à protéger les utilisateurs en obligeant les plates-formes à supprimer rapidement les contenus illégaux par exemple les discours de haine ou l’incitation à la violence. Bien qu’il s’agisse d’une avancée significative dans la lutte contre les abus en ligne, nos recherches permettent de mieux comprendre pourquoi de telles mesures sont nécessaires.

Ainsi, notre étude de 2024, publiée dans le Journal of Consumer Research, montre que même les espaces axés sur les loisirs peuvent devenir un terrain fertile à la violence verbale conduisant au harcèlement et à des schémas d’abus inquiétants, pouvant aller jusqu’à des attaques verbales pour se «divertir». Si notre recherche se concentre sur une communauté spécifique, elle révèle des modèles plus largement valides sur les plates-formes de médias sociaux.

En effet, l’hostilité en ligne ne se limite pas aux communautés politiquement virulentes ou marginalisées. Pendant 12 ans, nous avons étudié la propagation de la violence directe, culturelle et structurelle au sein du groupe en ligne réunissant la communauté britannique amatrice de musique électronique. La brutalité verbale qu’on y observe entre en contradiction avec l’éthique de l’Electronic Dance Music (EDM), qui, selon un rapport de SiriusXM, vise à «promouvoir le bonheur» et à stimuler la dopamine dans le cerveau pour créer «des moments bons et heureux»

Notre recherche a exploré une communauté axée…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Kristine De Valck, Professeur, HEC Paris Business School

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