Avec le dérèglement climatique, les feux de forêt semblent voués à se multiplier chaque année en France et dans le reste du monde. Pourtant, ce phénomène s’avère également être un symptôme de l’impréparation du néolibéralisme et de son incapacité à penser le temps long.
Si les catastrophes existeront probablement toujours, la gestion des forêts françaises suscite néanmoins des interrogations tant le sujet reste encore négligé aujourd’hui. Mais face à un danger de plus en plus grand, il devient plus que nécessaire d’aborder la question sous l’angle de la planification écologique.
Une nouvelle réalité climatique
Chaque année, la situation climatique empire et les records tombent les uns après les autres. Au mois de mai 2026, près de 400 records de chaleur ont d’ailleurs été battus en France, avec des températures atteignant les 37 degrés.
Dans ce contexte, les sécheresses vont inévitablement se multiplier. Et si elles présentent un danger évident pour les besoins en eau, l’agriculture et la biodiversité, elles sont aussi le terreau parfait pour la prolifération de mégafeux.
Les incendies ne sont plus l’apanage des régions du Sud. Les événements récents, tels ceux survenus dans la forêt de Fontainebleau, ont rappelé que l’ensemble de l’Hexagone est concerné par la menace.
Des politiques contre-productives
Si les activités humaines engendrant le dérèglement climatique sont évidemment les responsables, la course en avant tels que le manque de préparation et la gestion des forêts, doit également être pointée du doigt.
La transformation progressive des forêts en monocultures d’arbres est déjà reconnue comme un risque supplémentaire. En effet, un groupe d’arbres d’âge et d’essence similaires est particulièrement sensible au feu. L’abondance de conifères, très prisés par l’industrie du bois pour leur…
Auteur: Mr Mondialisation

