Bien que le titre soit une récupération du titre des célèbres San Francisco Lectures, avril 2013, de John Holloway (In, Against and Beyond Capitalism), nous nous tiendrons, ici, au plus près des « œuvres » (opere) de Giorgio Agamben.
Il y a une spécificité de la lutte lorsque celle-ci est placée dans une théocratie et doit s’affronter à cette théocratie.
Une telle lutte « anti-théocratique » ressemble aux luttes qui se sont déployées dans (ce qu’il est convenu d’appeler) « le totalitarisme ».
Par exemple l’opposition au nazisme, en Allemagne.
Ou l’opposition au fascisme italien ou au franquisme espagnol.
Certes la lutte est pensée, définie, disputée, etc., par ceux qui la mènent.
Mais il peut être utile de dissiper certaines illusions (qui sont des éléments de religiosité) et de pointer certaines impasses (que l’histoire du « totalitarisme » nous montre).
Et pour laisser grand ouvert le champ de la lutte.
Ne parlons même pas des illusions « démocratiques ».
Qui doivent absolument être dissipées en développant l’idée (critique) de « théocratie capitaliste ». “Nous” ne sommes pas « en démocratie », mais dans un état du despotisme économique organisé sur la base de la religion économique.
Et, évidemment, corrélat, ne parlons pas des illusions « électoralistes ».
Le pauvre M. Mélenchon, frappé par « l’abstention », ne peut comprendre ce qui met à mal son projet de « révolution par les urnes ». Car M. Mélenchon est un bon croyant. Et l’idée d’une telle révolution électorale repose non seulement sur une erreur d’analyse (croire que nous sommes « en démocratie ») mais, bien plus, sur un aveuglement de type « fidéiste » (croire, croire que nous sommes « en démocratie). L’erreur d’analyse est induite par la position « croyante » ou de « notable participant » de celui qui l’énonce.
Le parti de M. Mélenchon n’est qu’un nouveau (et « véritable ») PS ; l’autre (le « faux ») s’étant dissout dans le technocratisme (qui a généré Macron) ; technocratisme (encadrement pastoral ou ecclésial) qui peut servir à définir un aspect du despotisme économique « théocratique ».
En sous-entendu de ce que nous venons d’introduire, apparaît la première difficulté propre à la lutte en régime théocratique (comme en régime totalitaire) :
Cette lutte ne peut être qu’ultra minoritaire.
Elle ne concerne que des hérétiques, ou des athées (a-théologiques), dans un monde où, comme dans tout…
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Auteur: dev

