Tous les 2e dimanche du mois sur le 89.5 de Radio Dio et en rediffusion sur radiodio.org, c’est la machine à découdre. Comme à chaque fois, on fait des trucs et on rencontre des gens le samedi, on fait du montage le dimanche et, à 19h pile, on vous raconte tout ça.
Quitte à passer un mauvais weekend, autant le passer à la biennale du design.
On s’est dit que les militant-es stéphanoises boudaient la biennale cette année. Ou plutôt ne l’ont pas boudée. à toutes les éditions de l’évènement, chaque deux ans, on a au moins le droit à un texte anti-design sur le numéro zéro, une petite casserolade, le très classique boycotte, un petit sabotage des monteurs et monteuses infiltrées, quelques tags bien placés, un rassemblement… Rien de révolutionnaire mais quelque chose à se mettre sous la dent quoi ! Une année on a même eu droit à un grand char cheval cramé en plein milieu d’une biennale vide de visiteurs, représentation du design comme cheval de troie de la gentrification de la ville, rappelez-vous c’était beau, c’était au carnaval de l’inutile de 2019. Bref, il y a eu par le passé une bonne motivation militante contre les biennules et la cité du désespoir.
Cette année, plutôt que les totos, c’est les étudiant-es de l’école d’art et design qui ont organisé quelques actions stylées qu’on a lu sur les journaux locaux. Mais même le rassemblement / casserolade contre la venue de Gaël Perdrio pour l’inauguration à foiré. Trop de flics, trop de contrôles, trop de barrières, Gaël trop inaccessible… On lit même dans le progrès qu’une brigade d’activistes clowns, non-violente, a tenté d’entrer sans succès… C’est clairement la loose.
Mais alors qu’est-ce qu’il se passe ? Où sont passées les critiques virulentes de la biennale ? Est-ce qu’on aurait raté un truc ? Peut-être que cette année, la biennale c’est pas si mal que ça au final et que personne ose en parler ? On est…
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