Après «le travail rend libre», «la France aux Français» : Gabriel Attal est-il nostalgique des années 30 ?
Invité sur le plateau de TF1 au lendemain d’élections municipales désastreuses pour son parti, l’éphémère Premier Ministre, les yeux cernés comme jamais, s’est livré à un exercice de communication robotique et, avouons-le, un poil pathétique. Entre deux éléments de langage appris par cœur, Attal déclare : «Il faut, très vite, que nous nous remettions à parler de la France, aux Français», en appuyant volontairement sur le mot «Français». Alors, maladresse liée à un manque de culture politique ou référence délibérée à une expression nationaliste et antisémite des années 1930 ? À Contre Attaque, on a notre avis.
On pourrait d’abord naïvement croire – à l’image de la journaliste qui n’a absolument pas bronché – que Gabriel Attal, plein de bonne volonté, ne connaissait tout simplement pas l’origine de cette expression héritée de l’Action Française. Gabriel Attal est jeune, il n’a jamais travaillé en-dehors de la politique et n’est qu’un pur produit de l’École Alsacienne et de Sciences Po. Il aurait donc encore tout le temps de se renseigner sur l’antisémitisme qu’a pu subir sa famille, faire amende honorable et enfin présenter ses excuses. Cependant, le contexte actuel laisse plutôt craindre que ces mots soient en réalité un appel de phare pleinement assumé à l’électorat d’extrême-droite. En effet, Attal n’en est pas à son coup d’essai.
Son expression suggérerait donc que les politiques ne parleraient plus de la France à leurs concitoyens… français. Sans doute parce qu’ils seraient trop occupés à manger des Pépitos pour les uns, à détourner des fonds pour les autres, voire aux deux en même temps… Plus sérieusement, un rapide tour sur Wikipédia nous indique que cette expression est intrinsèquement liée aux mouvements…
Auteur: B

