Dans son exposé devant les membres du Conseil, Joyce Msuya, la Coordonnatrice par intérim des secours d’urgence de l’ONU, a déclaré que la majeure partie de Gaza « n’est plus qu’un champ de ruines ».
Elle a décrit comment il était devenu courant que les enfants blessés dans l’enclave aient les mots « enfant blessé, pas de famille survivante » écrits sur leurs bras.
Les biens et services commerciaux essentiels, y compris l’électricité, ont été largement coupés, ce qui a conduit à « une augmentation de la faim, de l’épuisement et maintenant – comme nous l’avons entendu – potentiellement à la famine », a-t-elle déclaré.
En effet, le monde est « témoin d’actes qui rappellent les crimes internationaux les plus graves », a averti Mme Msuya.
Réitérant que « les tirs de roquettes vers Israël doivent cesser », elle a ajouté que « les crimes internationaux doivent être punis ».
Une situation des droits de l’homme « catastrophique »
De son côté, la Sous-Secrétaire générale de l’ONU aux droits de l’homme, Ilze Brands Kehris, a également qualifié de « catastrophique » la situation humanitaire et des droits humains des civils palestiniens à Gaza.
Elle a souligné que « près de 1,9 million de personnes ont été déplacées, dont beaucoup à plusieurs reprises, y compris des femmes enceintes, des personnes handicapées, des personnes âgées et des enfants ».
« Les frappes israéliennes sur les abris et les bâtiments résidentiels continuent de tuer un nombre inadmissible de civils : femmes, hommes, jeunes et vieux », a-t-elle ajouté. « Les attaques contre ce qui est appelé ‘zones de sécurité’ prouvent qu’aucun endroit à Gaza n’est sûr ».
Deux petites filles à Gaza.
Une population affamée
Le Directeur du Bureau des urgences et de la résilience de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO),…
Auteur: Nations Unies FR

