En quelques semaines, les trois façades maritimes françaises ont connu des températures records pour la période. En Méditerranée, dans le golfe de Gascogne comme en Manche, les records tombent désormais avec une facilité déconcertante.
Mais cette situation ne résulte pas uniquement de la succession des conditions atmosphériques favorables : elle est aussi le produit de plusieurs mois/années d’accumulation de chaleur dans un océan qui se réchauffe. Derrière ces records se cachent des conséquences écologiques, économiques et sanitaires.
Vagues de chaleur marines : symptômes d’un climat qui se réchauffe
En 2023, nous consacrions un premier article aux vagues de chaleur marines qui touchent les océans et dont les conséquences, bien que moins visibles que les incendies terrestres, entraînent des pertes élevées de biodiversité (Garrabou et al. 2023, Estaque et al. 2023, Artana et al. 2026). Trois ans plus tard, le constat est encore plus préoccupant. Depuis le début de l’année 2026, les températures de surface de la mer sont à des niveaux élevés sur les trois façades maritimes françaises. A titre d’exemple, la Méditerranée nord-ouest subit des périodes de vagues de chaleur marines depuis le début de l’année interrompues seulement par de brèves pauses fin mars/début avril et mi-mai. De la Méditerranée au golfe de Gascogne, jusqu’en Manche, les records tombent les uns après les autres, parfois avec des niveaux de températures atteint avec plusieurs semaines d’avance. A titre d’exemple, la moyenne de 22°C de moyenne observée en Méditerranée Nord-Ouest fin mai correspond à des températures d’un début juillet sur la période 1991-2020.
À première vue, cette situation semble n’être qu’une conséquence directe des fortes chaleurs de juin. Pourtant, les vagues de chaleur marines ont des fonctionnements différents de leurs équivalents terrestres. Les records…
Auteur: Tribune

