La Méditerranée orientale, épicentre des besoins humanitaires mondiaux

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), aucune autre région ne connaît autant de conflits. Ces crises prolongées déplacent massivement les populations et entravent l’accès aux soins.

« Cette région a enregistré plus d’attaques contre des établissements de santé, des professionnels de santé et des patients que toute autre », a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. La Région de la Méditerranée orientale de l’OMS regroupe 21 États Membres ainsi que la Palestine.

À Gaza, au Soudan, au Yémen, au Liban et en Afghanistan, les équipes de l’OMS continuent d’intervenir, souvent au péril de leur vie. Elles soutiennent les systèmes de santé, les services médicaux et les soignants. Elles acheminent aussi des fournitures essentielles.

© OMS/Lindsay Mackenzie
L’OMS soutient les agents de santé soudanais en leur fournissant des médicaments essentiels, du matériel chirurgical et de traumatologie, ainsi que du carburant pour maintenir les services de santé.

Coupes budgétaires

Mais l’aide médicale seule ne peut résoudre la crise. « Le meilleur remède, c’est la paix », a rappelé le Dr Tedros. La fin des conflits reste essentielle à l’amélioration de la situation sanitaire dans la région.

Le manque de financements fragilise aussi la réponse. « Le financement humanitaire reste insuffisant. Et de nombreux pays sont confrontés à des contraintes budgétaires croissantes au niveau national », a ajouté le chef de l’OMS. Plusieurs pays ont subi des coupes « soudaines et sévères ».

Près de 2 000 établissements de santé ont été touchés dans la région. Certains ont réduit leurs activités. D’autres ont fermé leurs portes. Des programmes ont été revus à la baisse. Les services essentiels sont sous pression, alors que les besoins restent considérables.

Ces coupes ont des…

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Auteur: Nations Unies FR