Inspirez, expirez, inspirez, expirez… Face à l’épidémie de migraine qui sévit dans le pays, Sébastien Lecornu a trouvé la solution la plus efficace qui existe. Le vide, le néant. Car l’interview que le premier ministre a accordée au Parisien le 26 septembre fonctionne bien mieux qu’une séance de méditation. En 38 questions et autant de réponses, le locataire de Matignon réussit la prouesse de ne rien dire. Un désert mental bien plus performant qu’une boîte d’aspirine. « Les bavardages intempestifs sont inutiles », dit-il. Mais quand même !
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Car le premier ministre, de son propre aveu « le plus faible de la Ve République », n’a absolument aucune idée nouvelle. Un projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales, une coupe dans le train de vie de l’État, la suppression de certaines agences, une réforme de l’aide médicale d’État (AME)… Quelle originalité ! Sébastien Lecornu a promis des « ruptures ». Elles se sont visiblement volatilisées. « Ce qui déçoit les Français, c’est l’immobilisme ou les grandes promesses non tenues. Soyons pragmatiques », affirme-t-il. Définition du pragmatisme version Lecornu : le retour de l’impôt sur la fortune, c’est non. La taxe Zucman, c’est encore non. Revenir sur la réforme des retraites, c’est toujours non.
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Quelle surprise ! Sébastien Lecornu défend publiquement le macronisme. C’est d’ailleurs la loyauté envers Emmanuel Macron qui le « rend…
Auteur: Lucas Sarafian

