Réguler le débit et le niveau d’eau du ruisseau
Le 6 octobre 2025, le programme ÉRABLE a lancé son projet “Pour des rivières vivantes” porté par la Métropole de Lyon et soutenu par l’Association MAPCA. Parmi les sept sites retenus, se trouve le ruisseau des Planches en métropole lyonnaise.
“On ne cherche pas forcément à améliorer la qualité chimique du cours d’eau, mais sa qualité physique”, explique Hervé Caltran, coordinateur du projet pour la métropole de Lyon, à La Relève et La Peste.
L’idée n’est donc pas de dépolluer le ruisseau, mais, en y construisant des ouvrages castor, d’améliorer son débit.
“Si un cours d’eau a été modifié par l’homme, le débit est dramatiquement impacté, avec une tendance à diminuer ce qui favorise l’augmentation de la température de l’eau, avec des conséquences directes sur la qualité physico-chimique de l’eau”, précise le cadre à la Métropole de Lyon.
Si, actuellement, le linéaire de régénération court sur moins d’un kilomètre, “ce qui importe, c’est de créer des spots de biodiversité à partir desquelles certaines espèces pourront recoloniser le milieu bien au-delà de cette zone”, précise Hervé Caltran.
Avant la construction des premiers ouvrages sur le ruisseau en octobre, des prélèvements ont été effectués pour étudier les bénéfices d’une telle solution low-tech. Le projet est porté par la collectivité, et suivi par les chercheurs de l’INRAE.
“Ce qui nous a donné envie de s’inspirer de la méthode des castors, ce sont les images impressionnantes des feux de forêt aux Etats-Unis. On voit que tout a brûlé, sauf les zones où il y a des ouvrages castor”, précise le chargé de projet.

S’inspirer des castors
Pour construire un ouvrage castor, pas besoin de machinerie lourde, polluante et énergivore, mais plutôt des techniques low-tech. Observation du radier de la rivière pour déterminer l’endroit idéal,…
Auteur: La Relève et La Peste

