Rosemary DiCarlo, cheffe des affaires politiques des Nations Unies, a noté que les Etats-Unis ne sont pas revenus dans cet accord, appelé Plan d’action global commun (PAGC), et n’ont pas levé ou renoncé aux sanctions unilatérales qu’ils ont réimposées après leur retrait du Plan en mai 2018, ni étendu les dérogations concernant le commerce du pétrole avec l’Iran.
De son côté, l’Iran n’est pas revenue sur « aucune des mesures incompatibles avec ses engagements en matière nucléaire qu’elle a pris depuis mai 2019 », a-t-elle ajouté.
Accord signé en 2015
L’accord sur le nucléaire iranien a été signé à Vienne en Autriche en 2015 par huit parties : l’Iran, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie), l’Allemagne et l’Union européenne. Il a pour but de contrôler le programme nucléaire iranien et de permettre la levée progressive des sanctions économiques qui touchent le pays.
Mme DiCarlo a indiqué que, récemment, le Secrétaire général a reçu plusieurs lettres de participants à l’accord exprimant des « points de vue divergents sur l’impasse actuelle ».
Dans une lettre conjointe datée du 3 juin, les Représentants permanents de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont réitéré leurs préoccupations concernant les violations de l’accord par l’Iran, en particulier celles liées à l’accroissement du stock d’uranium enrichi et de la fabrication et de l’utilisation de centrifugeuses avancées.
Ils ont souligné que l’état actuel du programme nucléaire iranien était particulièrement préoccupant.
Le Représentant permanent de l’Iran a répondu dans une lettre datée du 5 juin que la réduction des engagements nucléaires de son pays suite au retrait des États-Unis du Plan d’action était conforme aux termes du Plan. Il a écrit que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni n’avaient pas respecté leurs engagements de levée…
La suite est à lire sur: news.un.org
Auteur: Nations Unies FR

