Depuis la tribune de l’Assemblée générale, au siège des Nations Unies à New York, António Guterres a déploré l’impact environnemental désastreux du secteur textile.
« Si nous n’accélérons pas l’action, s’habiller à la mode pourrait tuer la planète », a-t-il prévenu, pointant du doigt une industrie dont les pratiques menacent la biodiversité, épuisent les ressources naturelles et aggravent le dérèglement climatique. Chaque seconde, l’équivalent d’un camion-poubelle de vêtements est incinéré ou mis en décharge. « Les vêtements sont produits et jetés à un rythme effréné, poussés par des modèles économiques privilégiant la nouveauté, la rapidité et le caractère jetable ».
Le discours du chef de l’ONU s’inscrivait dans le cadre des célébrations de la Journée internationale du zéro déchet, qui tombe chaque année le 30 mars. Adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2022, elle vise à promouvoir des modes de production et de consommation responsables pour faire en sorte d’éviter tout gaspillage de matériaux et de ressources.
L’édition 2025 de la journée était placée sous le thème « Vers le zéro déchet dans la mode et le textile », afin de mettre en lumière les défis environnementaux engendrés par le modèle économique du secteur, qui favorise la surproduction et la surconsommation.
215.000 milliards de litres d’eau utilisés
On estime en effet que le secteur textile est responsable chaque année de 2 à 8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, de l’utilisation de 215.000 milliards de litres d’eau – l’équivalent de 86 millions de piscines olympiques – et de 9 % de la pollution annuelle des océans par les microplastiques.
Mais le problème dépasse largement le seul secteur de la mode. Chaque année, l’humanité génère plus de deux milliards de tonnes de déchets.
« Si l’on entassait tout cela dans des conteneurs maritimes empilés bout à bout, ils…
Auteur: Nations Unies FR

