Pour ce 14e carnet de guerre (les autres sont accessibles ici->https://lundi.am/Jean-Marc-Royer]), Jean-Marc Royer nous emmène dans la colonie pénitentiaire arctique où Alexander Navalny vient de mourir, dans le sous-sol de la centrale nucléaire de Zaporija et jusque dans les tranchées de l’Ukraine occupée. Une plongée toujours passionnante, documentée et terrifiante dans la politique de Vladimir Poutine.
Épisode 1/3 : JUSQUE DANS UNE COLONIE PENITENTIAIRE PERDUE DANS LES PROFONDEURS DE L’ARCTIQUE CIRCUM POLAIRE
Il existe parfois des évènements qui dépassent de beaucoup ceux par lesquels ils sont arrivés. Alexeï Navalny est mort le 15 ou le 16 février 2024. Soyons clair : il ne faisait pas partie de notre bord politique ; n’empêche, il y a des êtres humains qui montrent un courage certain dans leur manière d’être et de lutter. Rappelons par exemple que le 19 janvier 2021, cinq mois après son empoisonnement au Novitchok et aux lendemains d’un retour à Moscou suivi de son incarcération, il faisait diffuser par son équipe une vidéo intitulée « Un palais pour Poutine », qui décrivait une luxueuse résidence de 17 700 mètres carrés sur un terrain équivalent à « 39 fois la taille de Monaco », un palace de 1,7 Mds $, alors que plus de 13% des Russes vivent sous le seuil de la pauvreté.
Sotchi. Capture d’écran de la vidéo citée.
« Poutine lui vouait une haine toute particulière pour au moins deux raisons. La première, ce sont les enquêtes ravageuses du Fonds contre la corruption créé par Navalny, visant d’abord Dmitri Medvedev, puis Vladimir Poutine ainsi que des hauts fonctionnaires et des responsables politiques […] décrivant le pillage généralisé du pays par un système criminel et mafieux. La deuxième raison est la spectaculaire enquête faite par Navalny, le journaliste Christo Grozev et le site Bellingcat sur le détail de l’empoisonnement de l’opposant monté par les…
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Auteur: dev

