Explication
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Les commentaires bibliques
Que de cruauté dans ce récit de la mort de Jean Baptiste ! La perversité y est poussée à son comble : immoralité et lâcheté de Hérode, séduction diabolique de la fille d’Hérodiade, exigence démesurée d’Hérodiade elle-même… Le mal dans tous ses états. Spirale du péché et de la perdition. Et finalement, aveu d’échec, l’élimination du Baptiste n’ayant pas pu effacer son rôle de « Précurseur » du Messie. Jean Baptiste meurt en martyr, seul saint dont l’Église, outre la mémoire de son martyre, célèbre aussi la nativité (le 24 juin). Celui en qui Jésus a reconnu « le plus grand parmi ceux qui sont nés d’une femme » (Mt 11, 11), celui qui a rendu témoignage à la Lumière (Jn 1, 7), le Précurseur de Jésus anticipe déjà, par sa mort si violente, le destin terrestre du Fils de Dieu.
Hérode avait fait emprisonner le Baptiste mais sans intention de mettre à mort cet homme « juste et saint » (v.20), il se laisse piéger par le caprice mortifère d’Hérodiade : pour ne pas perdre la face, « vivement contrarié », il fait exécuter le prisonnier. On pense à Pilate qui, par lâcheté, livre Jésus à la mort et s’en lave les mains pour clamer son innocence (Mt 27, 24).
Ces puissants de l’époque révèlent l’engrenage infernal du mal qui aspire vers les ténèbres ceux qui n’ont pas la force de lui résister. À l’opposé, le Christ, aujourd’hui encore, brise ces liens destructeurs et nous offre la liberté de le suivre sur le chemin de la…
Auteur: Michèle Clavier, laïque (diocèse de Perpignan-Elne)
