Après l’annonce de la mort de Yahya Sinouar, Benyamin Nétanyahou est confronté à des pressions sur de multiples fronts, mais il est probable qu’il poursuive la guerre en vue de garantir la stabilité de son gouvernement.
La mort du chef du Hamas, Yahya Sinouar, l’un des cerveaux de l’horrible attaque du 7 octobre 2023 dans le sud d’Israël, est sans aucun doute un moment important dans la guerre que l’État hébreu mène depuis un an contre le Hamas.
S’agit-il d’un tournant ?
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré que l’assassinat de Yahya Sinouar – qui était depuis longtemps un objectif majeur de Tsahal (la force militaire d’Israël) – marquerait le « début de la fin » de la guerre. Il a toutefois précisé que le conflit n’était pas terminé.
De fait, Benny Gantz, ancien ministre de la défense et membre du cabinet de guerre, a déclaré que Tsahal continueraient à opérer à Gaza « pendant les années à venir ». Dès lors, quel impact la mort de Sinouar aura-t-elle ?
Sa disparition change-t-elle la donne ?
La mort de Sinouar change au moins un aspect de la guerre. Figure emblématique, pour le meilleur et pour le pire, des Palestiniens : il était perçu comme un chef de file de la lutte contre l’État hébreu.
Tant que Sinouar était en vie, le Hamas gagnait en popularité en ce qu’il ripostait à l’attaque menée par Israël à Gaza.
Des sondages d‘opinion réalisés fin mai ont montré que le soutien au Hamas parmi les Palestiniens des territoires occupés avait atteint 40 %, soit une augmentation de six points en trois…
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Auteur: Ian Parmeter, Research scholar, Middle East studies, Australian National University

