La mort n'existe pas

Il reste des objets culturels si singuliers qu’on ne sait pas bien si l’on est en droit de les apprécier ou si, pétries de conceptions retardataires ou bornées, nous ne devrions pas nous résoudre à les évincer simplement. Il existe encore quelques œuvres de cette nature, qui nous rebutent et nous fascinent, nous attirent par leur beauté, nous intriguent puis nous lassent, nous promettent un spectacle qu’elles ne font que trahir. Trahir nos attentes, comme trahie par une camarade dans le feu d’une action. La figure du traître qu’on souhaiterait condamner, mais qui revient d’une scène hanter la conscience. Quelque chose de pénible, d’obsédant et d’unique, qui traverse la rétine pour gagner la mémoire.

Étrangère au souci de la satisfaction, plus encore à celui d’être apprivoisée, l’œuvre en question ne livre aucune réponse, elle divague en spirale, se perd en symboles, en dérives intérieures, introspectives et lancinantes. Le va-et-vient des paradoxes, le tiraillement des anxiétés, nous employer à ruminer des interprétations opaques, à moins que ce ne soit plus que des justifications.

L’excitation, l’hésitation, l’agitation et la panique.
Le terrier de Lewis Carroll, fusil de chasse et lapin mort.

Départ. Errance. Retour.
Errances ?

Voilà un entretien qui suivra de très près la course déambulatoire à laquelle nous soumet l’œuvre. Il s’agira donc de pardonner nos quelques parenthèses en forme de digressions : il n’est pas impossible que la liberté du métrage ait pu orienter notre élan.

[Pour lire le Visionnage conseillé avant lecture précédent, c’est par ici : L’épreuve du feu, entretien avec le réalisateur Aurélien Peyre]

Les kinologues : Un éclat de lumière glisse sur des statues étincelantes au cœur d’une immense serre où s’affairent des domestiques. C’est ainsi que s’ouvre ton film : sur un jeu de reflets et de mouvements fuyants. À…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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