Le 10 juillet 1985 éclatait à la fois une bombe à Auckland, en Nouvelle Zélande, et un énorme scandale d’Etat à Paris : le Rainbow Warrior, navire « amiral » de l’association écologiste Greenpeace coulait dans le port de la ville, saboté (on finira par l’apprendre un peu plus tard), par la DGSE, le service secret français. Deux mines collées à la coque ont été programmées à 5 minutes d’intervalle. La première doit convaincre les douze occupants du navire de quitter le bord en urgence. La seconde est prévue pour envoyer le bateau par le fond. Hélas pour lui, Fernando Pereira, un photographe qui accompagne l’équipe de Greenpeace en Polynésie pour y entraver les essais nucléaires français, va mourir. Après l’explosion de la première mine il est retourné dans sa cabine pour y chercher ses appareils photo.
Dans la nuit du 8 aout 1985, François Mitterrand, président de la République, écrit en urgence à son premier ministre Laurent Fabius. Il lui demande des « explications » sur le sabotage du Rainbow Warrior, sabotage qu’il a lui-même ordonné.
Pourquoi en urgence ? Parce que le journaliste Jacques-Marie Bourget grand reporter, révèle dans le numéro de VSD encore à l’imprimerie, que l’opération a été conduite par les services français.
Le travail d’investigation, compliqué et risqué qu’il a accompli lui a valu le prestigieux Prix « Scoop » décerné par un jury réunit par l’éditeur Nathan, autour notamment de Lucien Bodard, l’archétype du grand reporter, principalement au Vietnam et d’Yves Courrière, journaliste et pionnier du travail historique sur la Guerre d’Algérie.
Affolement à l’Elysée, menaces sur les informateurs
Affolement à l’Elysée, d’autant plus que, dans la même nuit, sur les rotatives d’une autre imprimerie, sort un article de Pascal Krop dans « l’Evènement du Jeudi » qui met aussi en cause la DGSE. Que faire ? Mitterrand …
Auteur: Maxime Vivas
