La musique crée de la richesse, pourquoi la filière s’appauvrit-elle ?

Depuis le début des concerts et des festivals dans les années 1970 jusqu’aux premières esquisses de reconnaissance par la puissance publique dans les années 1980-1990, le secteur des musiques actuelles était composé d’une diversité d’acteurs indépendants, à but lucratif ou non, implantés sur l’ensemble du territoire.

Mais avec le bouleversement du numérique, les années 2000 marquent l’arrivée en France de groupes capitalistiques exogènes au secteur, américains puis européens. Pionnière en la matière, la productrice France Leduc signe en 2008 avec Live Nation pour l’organisation du Main Square Festival d’Arras, qu’elle a créé quatre ans plus tôt. En effet, l’événement ne fait plus le poids face à ses homologues en Belgique, tel le festival de Werchter, où Live Nation est déjà largement implanté.

Sur sa lancée, le groupe états-unien met en place d’autres manifestations, sur le modèle de la franchise, comme Lollapalooza, Download ou I Love Techno, ou noue des partenariats avec des festivals déjà existants. L’autre géant américain, Anschutz Entertainment Group (AEG), fait lui aussi irruption sur le marché français, prenant 50 % de participation au sein du festival Rock en Seine lorsque ses créateurs revendent la société fondatrice de l’événement à Combat Media, le groupe du banquier Matthieu Pigasse.


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Plus récemment, le même attelage AEG/Combat a racheté le festival We Love Green, qui se déroule chaque année au mois de juin au bois de Vincennes. Enfin, fin 2010, le milliardaire français Vincent Bolloré décide à son tour de diversifier ses activités, à l’origine ancrées dans le portuaire. Il rachète alors, via sa société Olympia Production, Garorock, ODP, Les…

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Auteur: Syndicat des musiques actuelles (SMA)

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