Alors que la natalité mondiale est en berne, des économistes ont étudié l’impact des préoccupations environnementales dans les choix de fécondité.
Cet article est publié en partenariat avec la revue Dialogues économiques, éditée par Aix-Marseille School of Economics .
En France, comme à l’échelle mondiale, on fait moins d’enfants… En 2025, avec 643 905 bébés, on y comptait 24 % de naissances en moins qu’en 2010, dernier point haut de la natalité, selon l’Insee. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF), qui était de 2 enfants par femme en 2014, est tombé à 1,56 en 2024, atteignant son niveau le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
Cette baisse concerne d’ailleurs l’Europe (1,4 enfant par femme en moyenne), et plus largement les pays dits « développés », gagnant même une grande partie de ceux à revenu intermédiaire. Les Français, notamment les jeunes, déclarent en moyenne vouloir moins d’enfants, avec une progression des intentions de n’avoir aucun enfant ou seulement un. Chez les moins de 30 ans, le nombre total d’enfants souhaités a diminué de 0,6 enfant en moyenne en 20 ans, passant de 2,5 à 1,9 enfant pour les femmes et de 2,3 à 1,8 pour les hommes.
Si la population française continue toutefois d’augmenter lentement (+ 0,25 %), et que son solde naturel demeure positif (+ 17 000), la natalité constitue un sujet de…
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