« La nourriture que nous mangeons, l’eau que nous buvons, l’air même que nous respirons : tout cela est le fruit de la biodiversité », a déclaré António Guterres à Erevan, en Arménie, lors du Sommet des dirigeants organisé à la veille de la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (COP17), qui débute lundi.
« Pourtant, chaque jour, l’humanité coupe une nouvelle branche de l’arbre de la vie », a-t-il averti.
Le chef de l’ONU a dénoncé les effets conjugués du dérèglement climatique, du surpâturage et de l’utilisation excessive d’engrais et de pesticides, qui aggravent la triple crise planétaire de la pollution, de la perte de biodiversité et du changement climatique. Plus d’un million d’espèces sont menacées d’extinction, a-t-il rappelé.
Un ibis et des canards dans les zones humides situées près de Buenos Aires.
Des objectifs encore hors d’atteinte
Adopté en 2022, le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal a contribué à stimuler les initiatives internationales. Près de 90 % des pays ont défini des objectifs nationaux en matière de biodiversité et plus de la moitié ont élaboré des feuilles de route pour les mettre en œuvre.
Depuis l’adoption de ce cadre, 1,3 million de kilomètres carrés supplémentaires de terres et 6 millions de kilomètres carrés d’océans ont bénéficié d’une protection officielle.
Mais ces avancées demeurent insuffisantes. Selon les engagements actuels, seuls 26 % des écosystèmes terrestres et 12 % des écosystèmes marins seraient protégés d’ici à 2030, loin de l’objectif de 30 % fixé par les États.
Le rapport de l’ONU State of Biodiversity Action, publié jeudi, souligne également les retards dans la mise en œuvre des objectifs nationaux et les lacunes des mesures destinées à…
Auteur: Nations Unies FR
