La nature reprend ses droits. Mais pas assez vite pour compenser les dégâts que l’humanité continue de lui infliger. Dans un rapport publié jeudi, à l’occasion de la 17ᵉ conférence des Nations Unies sur la biodiversité (COP17), à Erevan, en Arménie, l’ONU dresse un bilan contrasté des efforts entrepris pour réparer les écosystèmes dégradés de la planète. Jamais autant de terres, de forêts et de milieux naturels n’avaient fait l’objet d’initiatives de restauration documentées. Pourtant, au rythme actuel, les engagements internationaux risquent de rester hors de portée.
« Le message est clair : la restauration fonctionne », a salué Qu Dongyu, le chef de la l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’une des agences à l’orgine du rapport.
Selon cette première évaluation mondiale, également co-réalisée le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique, 252 millions d’hectares sont actuellement en cours de restauration dans 149 pays. Soit une superficie équivalente à près de cinq fois celle de la France métropolitaine. Ces initiatives ont déjà permis de créer plus d’un million d’emplois verts.
L’ampleur de la mobilisation est inédite. Mais les chiffres révèlent aussi le chemin qui reste à parcourir. La communauté internationale s’est engagée à restaurer environ un milliard d’hectares d’ici à 2030. Un autre objectif, adopté à la COP15 en 2022 dans le cadre mondial de Kunming-Montréal, prévoit de placer au moins 30 % des écosystèmes dégradés, terrestres comme aquatiques, sous restauration effective à cette échéance.
« Nous assistons aujourd’hui à l’émergence de l’un des plus grands mouvements en faveur de la nature jamais enregistrés dans l’histoire », a salué Inger Andersen, directrice exécutive du PNUE. Avant de tempérer aussitôt cet…
Auteur: Nations Unies FR
