La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

« C’est quand même la surprise du chef. Laissez-moi un peu de temps pour commenter la nouvelle avant de la commenter », nous éconduit gentiment un cadre du groupe socialiste, lorsqu’on l’interroge sur la future destination d’Amélie de Montchalin.

A 40 ans, la ministre des Comptes publics sera officiellement nommée demain par Emmanuel Macron pour prendre la succession de Pierre Moscovici à la présidence de la Cour des comptes. L’information a été confirmée par l’Elysée et la nomination devrait être effective mercredi en Conseil des ministres.

« Ça devrait nous faire réfléchir à une réforme des institutions

Contrairement à d’autres fonctions, comme celle du président du Conseil constitutionnel ou du Défenseur des droits, cette nomination du chef de l’Etat ne nécessite pas d’approbation par les commissions du Parlement. « Qu’un président de la République puisse placer ses proches dans une institution censée prendre de la hauteur et être indépendante, ça devrait nous faire réfléchir à une réforme des institutions », observe le président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard qui ajoute, taquin : « Amélie de Montchalin est une militante du libéralisme. Sébastien Lecornu va-t-il ouvrir une enquête administrative comme il l’a fait après la nomination d’Anne Le Strat à l’Office français de la biodiversité (OFB) ? ».

Le mois dernier, la nomination d’Anne Le Strat, ancienne responsable…

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Auteur: Simon Barbarit

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