La nomination d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l’éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Une nomination qui ne passe pas. La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a été choisie par le président de la République pour prendre la suite de Pierre Moscovici comme première présidente de la Cour des comptes, à compter du 23 février. À 40 ans, elle va devenir la première femme à occuper ce poste, près de 220 ans après la création de cette juridiction par Napoléon.

Pour autant, le choix d’Amélie de Montchalin a été vivement critiqué par les oppositions, pointant le risque de conflit d’intérêts, car la ministre sera amenée dans ses nouvelles fonctions à commenter la dépense et le financement des politiques publiques, après avoir elle-même participé à l’élaboration du budget de l’Etat. Un choix « aux antipodes de l’éthique », a épinglé ce mercredi 11 février le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet, à l’occasion de la séance de questions d’actualité au gouvernement.

« Même si l’on ne s’étonne plus de rien en ce bas monde, confier le contrôle du budget à la personne qui l’a élaboré semble tout de même une option assez hardie. De là à parler de verrouillage, eu égard au caractère inamovible de la charge, ou bien même de défiance vis-à-vis des magistrats de la rue Cambon, il n’y a qu’un pas », a brocardé l’élu.

« François Mitterrand avait, en son temps, nommé Pierre Joxe »

Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, a dénoncé un procès d’intention :…

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Auteur: Romain David

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