Chaque fois que les hommes politiques, les diplomates ou les médias ne mentionnent pas la cause profonde de la violence, l’impunité d’Israël augmente, tout comme sa présence en Palestine. Les Palestiniens, quant à eux, sont privés du peu d’espace qui leur reste, et leur présence risque d’être anéantie par Israël.
Alors que l’ONU a utilisé des termes tels que droit international, cessez-le-feu, aide humanitaire, déplacement forcé, expansion des colonies et bien d’autres qui font référence à des violations spécifiques commises par Israël, ce qui manque dans le récit, c’est l’identité coloniale d’Israël et sa présence en Palestine. La normalisation de la terminologie de l’ONU conduit à la normalisation du génocide.
À partir de 1967, lorsqu’Israël a établi son occupation militaire de la Palestine comme une nouvelle étape dans ses objectifs coloniaux, la communauté internationale a trouvé plus facile et plus confortable de parler de « mettre fin à l’occupation » et d’établir « une solution à deux États ». Le colonialisme de peuplement a été presque complètement éliminé du récit de ce que les Palestiniens ont enduré depuis avant 1948. Des décennies de retard ont établi le colonialisme de peuplement en Palestine, et l’ONU refuse toujours de reconnaître ce fait. Bien entendu, le rôle de l’ONU dans la promotion et le maintien de l’existence coloniale d’Israël se perpétue dans la dissimulation des origines d’Israël et des objectifs dont il s’était fixé la réalisation lors de la Nakba de 1948.
Le scénario actuel est celui d’une entité coloniale commettant un génocide contre la population palestinienne indigène à Gaza.
Pourtant, une grande partie des médias parlent de violations spécifiques sans faire référence au génocide. La famine massive des Palestiniens n’est pas seulement une action qui va à l’encontre des normes et conventions internationales qu’Israël est…
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Auteur: Ramona WADI

