Signée le 13 octobre dans de grandes effusions congratulatoires par les présidents égyptien et turque, l’émir du Qatar et Donald Trump, la déclaration s’intitule « Paix et prospérité durables ». Toutefois, pour de nombreuxses spécialistes de la région, rien n’est moins sûr, en raison de fragilités liées tant à la lettre qu’à l’esprit du plan porté par Trump, qu’ainsi que d’éléments de contexte préoccupants.
Le mois de septembre 2025 a connu une succession vertigineuse de développements liés au conflit israélo-palestinien. 9 septembre : un raid aérien israélien ciblant au Qatar une délégation du Hamas palestinien réunie pour discuter d’une proposition américaine de sortie de crise. 16 septembre : une commission indépendante de l’ONU confirme qu’Israël commet un génocide à Gaza. 22 septembre : une série d’Etats occidentaux se joignent aux près de 140 pays reconnaissant déjà l’Etat palestinien, parfois sous conditions. Après de multiples discussions avec des chefs d’Etats et de gouvernements notamment arabes et/ou musulmans venus assister à l’Assemblée générale de l’ONU et une ultime négociation pour satisfaire les demandes israéliennes, Trump a annoncé le 29 du mois un « plan de paix » en 20 points. Et lancé un ultimatum au Hamas, lui enjoignant d’accepter ce dernier, faute de quoi il laisserait « Bibi finir le job ».
S’amorce alors une succession d’intenses négociations qui vont : amener le Hamas à accepter le plan dans ses grandes lignes ; permettre un accord sur l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu ainsi que sur l’échange des otages israéliens, vivants (20) et morts (28), contre 1968 prisonniers politiques palestiniens et des dizaines de dépouilles ; puis déboucher sur la signature d’un mémorandum censé verrouiller la fin de la guerre.
Signée le 13 octobre dans de grandes effusions congratulatoires par les présidents égyptien et…
Auteur: dev

