Flanqué de deux drapeaux palestiniens, assis à son bureau de Ramallah, en Cisjordanie, devant une plaque où figurait l’inscription « État de Palestine », Mahmoud Abbas est revenu sur la guerre à Gaza. Depuis le 7 octobre 2023, date du déclenchement du conflit, l’armée israélienne a tué plus de 64.000 Palestiniens, dont la majorité, a-t-il rappelé, sont des enfants, des femmes et des personnes âgées, et déplacé des centaines de milliers d’autres.
Le blocus imposé par Israël a provoqué une famine qui sévit désormais dans le nord de l’enclave, en proie à une vaste offensive terrestre. Alors que les deux millions d’habitants de Gaza sont régulièrement fauchés par la faim ou par les bombes, plus de 80 % de leurs logements, lieux de culte, écoles, hôpitaux et infrastructures ont selon lui été détruits.
« Ce que fait Israël n’est pas seulement une agression : c’est un crime de guerre et un crime contre l’humanité, documenté, surveillé, et qui restera inscrit dans les annales de l’histoire comme l’un des chapitres les plus atroces de la tragédie humaine aux XXe et XXIe siècles », a dénoncé le président palestinien, avec les dirigeants du monde entier pour témoin.
Dans un rapport publié le 16 septembre, une commission d’enquête internationale indépendante mandatée par l’ONU a conclu qu’Israël, en réduisant drastiquement l’espace vital des Palestiniens et en privant délibérément la population de ressources essentielles à sa survie, s’est rendu coupable d’actes constitutifs de génocide.
Le Secrétaire général de l’ONU s’est jusqu’ici gardé d’employer ce terme, estimant qu’il appartenait à la Cour internationale de Justice (CIJ) de trancher, dans le cadre d’une plainte pour génocide déposée en 2023 auprès la plus haute juridiction onusienne par l’Afrique du Sud. Lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, mardi, Antonió Guterres a toutefois reconnu que dénoncer la…
Auteur: Nations Unies FR

