La parabole du village vietnamien — dedefensa.org

A côté des opérations militaires en Ukraine, il y a la puissante opération financière et sanctionneuse, qu’un ministre a malencontreusement qualifiée de « guerre économique totale ». • Il lui sera beaucoup pardonné d’avoir ainsi laissé échapper une vérité, d’autant que les effets de cette guerre pourraient être bien contrastés.

• A la barre du char d’assaut de l’UE, l’Allemande directrice de la Commission Ursula von der Leyen. • Elle a tout d’une cheffe de guerre. • Collaborations : dedefensa.org et Alastair Crooke.

La parole est fameuse, pour qualifier l’action de tel officier de l’armée des États-Unis pour “protéger”, voire “sauver” un village du Sud-Vietnam menacé par le Vietcong, ordonnant un formidable barrage d’artillerie pour ce faire ; mettant quelques coups pas du tout ajustés sur le village, les autres à moitié, presque sur le village, quelques-uns fort bien ; aboutissant à des pertes vietcongs certes, mais aussi à raser complètement le village menacé, que les Vietcongs ne prendront pas, d’autant qu’il est devenu un tas de ruines. Dans la caricature habituelle de la propension étasunienne à “écraser un problème” plutôt qu’à le résoudre, cela s’appelle : “ détruire un village pour le sauver ”. C’est à peu près ce que Alastair Crooke décrit dans sa dernière livraison du 4 mars, à propos de la réaction hyperpuissante sinon hyper-écrasante du Système (du système néo-libéral) contre la Russie après l’attaque de l’Ukraine d’il y a une semaine.

Crooke décrit l’action d’Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission Européenne, qui a mené l’assaut à la façon d’une ‘Blitzkrieg’ ultralourde, ce qui sollicite les références allemandes de la dernière Guerre Mondiale et les références EU de toutes les guerres depuis 1945 (83% des guerres depuis 1945 sont le fait des seuls États-Unis, rappellent aimablement les Chinois).

Ces références guerrières, surtout du côté allemand, ne sont pas gratuites si l’on considère l’actuel enthousiasme de l’Allemagne-SPD pour se réarmer et armer les Ukrainiens. Ce n’est l’est pas moins pour von der Leyen, que Crooke qualifie de la sorte :

« L’intervention de Mme von der Leyen était peut-être de l’opportunisme, motivée par une résurgence de l’ambition allemande du SPD (et peut-être par sa propre animosité envers la Russie, découlant de son lien familial avec la prise de Kiev par les SS allemands), mais ses conséquences sont probablement profondes.

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Auteur: dedefensa.org Le grand soir