La présomption de légitime défense, une demande ancienne
Du 30 au 2 juillet 2026, le gouvernement est tout fier d’accueillir le 9e Congrès mondial contre la peine de mort. Ce, alors même qu’à partir du 7 juillet, une proposition de loi sur la présomption de légitime défense policière, une demande de longue date de l’extrême-droite et des syndicats policiers proches comme Alliance.
Il y a quatre ans déjà, le 2 février 2022 au cinéclub de l’Étoile, dans le 17e arrondissement de Paris, ce même syndicat de flics menait une sorte d’audit des principaux candidat·es de droite et d’extrême droite à quelques mois de l’élection présidentielle. Juste après la diffusion acclamée du blockbuster d’alors Bac Nord, Pécresse, Zemmour, Darmanin et Le Pen s’enchaînent les uns après les autres pour tenter de séduire l’électorat policier. Parmi les très nombreuses propositions faites aux flics, on retrouve bien évidemment celle de la légitime défense de la police.
La proposition a depuis fait son petit bout de chemin ces quatre dernières années et était au coeur au point de devenir une revendication centrale et de plus en plus partagée dans les rangs des keufs. Prenant exemple notamment sur l’Italie, qui dans sa dernière loi de sécurité introduisait des aides juridiques plus que généreuses pour les policiers responsables de violences, la proposition est aujourd’hui parfaitement audible dans tout un pan du monde politique français. En janvier, Alliance (toujours), organisait des rassemblements « citoyens » un peu partout en France pour déverser leurs mots d’ordre abjects, et continuer de pousser à la mise en place d’« présomption d’innocence pour tous les policiers. » Le message de la milice fasciste s’est vraisemblablement fait entendre puisque l’Assemblée étudiera à partir de la semaine prochaine la proposition de loi n°691 « visant à reconnaître une présomption de légitime défense…
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