Dans un message marquant la Journée internationale de la diversité biologique, le chef de l’ONU s’est alarmé du « rythme effréné » de la dégradation du monde naturel.
« La biodiversité est le fondement de la vie et la pierre angulaire du développement durable », a rappelé M. Guterres.
En effet, malgré les progrès technologiques, nous dépendons entièrement d’écosystèmes sains et dynamiques pour notre eau, notre nourriture, nos médicaments, nos vêtements, notre carburant ou notre énergie
« Pourtant, l’humanité est en train de l’anéantir à une vitesse fulgurante du fait à la fois de la pollution, de la crise climatique, de la destruction des écosystèmes et, in fine, de la poursuite de l’intérêt à court terme qui favorise une exploitation non durable de l’environnement naturel ».
Le chef de l’ONU a souligné qu’aucun pays, « aussi riche ou puissant soit-il », ne peut faire face à la crise de manière isolée, ni prospérer sans la richesse écologique qui définit la vie sur Terre.
La sonnette d’alarme est tirée
Les chiffres sont alarmants : environ 75 % de l’environnement terrestre et 66 % des milieux marins ont été profondément altérés par les activités humaines. Un million d’espèces végétales et animales sont aujourd’hui menacées d’extinction, mettant en péril l’équilibre fragile des écosystèmes dont dépend l’humanité. Ces tendances négatives compromettent potentiellement 80 % des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies.
M. Guterres a appelé à la mise en œuvre urgente du Cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, l’accord historique adopté pour stopper et inverser la perte de la nature d’ici à 2030.
Il s’agit notamment de mettre en œuvre les plans d’action nationaux en faveur de la biodiversité, d’accroître les financements en faveur de la conservation, de réorienter les subventions néfastes et de soutenir les communautés locales, les peuples…
Auteur: Nations Unies FR

