Prenant la parole à l’ouverture de la 137ᵉ session du Conseil de l’agence onusienne réuni à Londres cette semaine, le chef de l’OMI a appelé à maintenir une vigilance constante face à des menaces qui, selon lui, « n’ont pas disparu » et continuent de peser sur la sécurité de la navigation.
Les tensions dans le détroit d’Ormuz
Evoquant les conséquences humaines des tensions autour du détroit d’Ormuz, Arsenio Dominguez a rappelé que « des marins ont tragiquement perdu la vie en lien avec ce conflit » et souligné que les répercussions se font sentir bien au-delà de la région.
Selon lui, les perturbations affectent non seulement le transport maritime, mais aussi le commerce mondial, ainsi que la sécurité énergétique et alimentaire.
Il s’est toutefois dit encouragé par les premiers signes d’amélioration de la situation. Il a exprimé l’espoir que les membres d’équipage encore touchés par cette crise puissent être rapidement mis en sécurité et que le trafic maritime retrouve progressivement son cours normal.
Il y a dix jours, l’OMI a été contrainte de suspendre l’opération d’évacuation des gens de mer bloqués dans le golfe Persique, quelques jours seulement après son lancement, à la suite d’une attaque contre un porte-conteneurs qui franchissait le détroit d’Ormuz. Avant cette interruption, 115 navires transportant près de 2.500 membres d’équipage avaient toutefois pu quitter le Golfe. Des milliers de marins restent néanmoins bloqués dans la région.
Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI).
Vingt-quatre attaques en trois mois
Le chef de l’OMI a également tiré la sonnette d’alarme face à la recrudescence des actes de piraterie et des vols à main armée contre les navires au large de la Somalie, du Yémen et dans le golfe d’Aden.
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Auteur: Nations Unies FR

