La couverture du haut débit mobile se rapproche pourtant de l’universalité, avec 97 % de la population mondiale desservie par un réseau 3G ou plus avancé. Mais être couvert ne signifie pas nécessairement pouvoir se connecter. En 2026, 2 milliards de personnes restent privées d’Internet, principalement en Asie du Sud et en Afrique centrale.
« À l’ère de l’IA, ne pas avoir accès à Internet signifie être privé d’un nombre infini de possibilités, allant de l’éducation à l’emploi », souligne Doreen Bogdan-Martin, secrétaire générale de l’UIT. « Aujourd’hui plus que jamais, nous devons élargir la connectivité et faire en sorte qu’elle devienne une réalité pour toutes et tous, partout dans le monde. »
Les disparités se manifestent aussi entre les générations. Parmi les 15-24 ans, 86 % utilisent Internet, contre 74 % pour le reste de la population, confirmant une avance des jeunes en matière de connectivité.
L’Afrique reste à la traîne
La possession d’un téléphone mobile, qui constitue souvent une première porte d’entrée vers le numérique, demeure elle aussi très inégalement répartie. À l’échelle mondiale, 84 % des personnes âgées de 10 ans et plus disposent d’un appareil. Cette proportion dépasse 95 % dans les pays à revenu élevé, mais tombe à 57 % dans les pays à faible revenu.
Les écarts de connectivité reflètent largement les inégalités économiques. Dans les pays à revenu élevé, 93 % de la population utilise Internet, contre seulement 32 % dans les pays à faible revenu.
Les disparités sont également marquées entre les régions. Les taux d’utilisation oscillent entre 87 % et 93 % dans la Communauté des États indépendants (CEI), en Europe et dans les Amériques. Ils atteignent 80 % en Asie-Pacifique et 74 % dans les États arabes. L’Afrique reste nettement en retrait, avec seulement 42 % de sa population connectée.
La situation est particulièrement préoccupante dans…
Auteur: Nations Unies FR
