Dans la perspective de la Journée internationale des femmes, célébrée le 8 mars, ONU Femmes lance une mise en garde mondiale : partout dans le monde, les systèmes judiciaires qui sont censés faire respecter les droits, ainsi que l’État de droit, manquent à leurs obligations envers les femmes et les filles.
À l’échelle mondiale, les femmes ne bénéficient que de 64% des droits juridiques dont jouissent les hommes, ce qui expose les femmes à la discrimination, la violence et l’exclusion à chaque étape de leur vie.
Il s’agit là d’une des conclusions du rapport du Secrétaire général de l’ONU, intitulé « Garantir et renforcer l’accès de toutes les femmes et de toutes les filles à la justice ».
Des manifestants sont dans la rue pour défendre les droits des femmes lors de la Marche des femmes 2017 à New York.
Définition du viol
Ce rapport révèle également que dans plus de la moitié des pays à l’échelle mondiale (54%), le viol n’est toujours pas défini sur la base du consentement, ce qui signifie qu’une femme peut être violée sans que la loi ne reconnaisse cela comme un crime. Dans près de trois pays sur quatre, le droit national autorise le mariage des filles sous la contrainte.
De plus, 44% des pays n’ont aucune loi imposant l’égalité de la rémunération pour un travail de valeur égale, ce qui signifie qu’il est encore légal dans ces pays de verser aux femmes un salaire inférieur pour un même travail.
« Quand les femmes et les filles sont privées de justice, l’ampleur des préjudices va bien au-delà d’un cas isolé. La confiance du public s’érode, les institutions perdent leur légitimité et l’État de droit lui-même est affaibli. Un système de justice qui n’assume pas ses obligations envers la moitié de la population ne peut pas du tout prétendre œuvrer pour la justice », a déclaré la Directrice exécutive d’ONU…
Auteur: Nations Unies FR

