Plusieurs sources nous ont confiés, sous couvert d’anonymat, que l’État indemniserait NGE/Atosca d’une somme allant de « plusieurs dizaines de millions d’euros » à « 100 millions d’euros » au titre de l’arrêt momentané du chantier de l’autoroute A69 Castres-Toulouse.
La décision du tribunal administratif de Toulouse du 27 février 2025 avait en effet entraîné un arrêt du chantier jusqu’au 28 mai 2025. A cette date, et suite à la demande conjointe de NGE/Atosca, du ministère de l’Écologie, des préfectures d’Occitanie et du Tarn, la Cour administrative d’Appel avait prononcé un sursis à exécution dans l’attente du jugement en appel.
Les travaux n’auront été suspendus par la justice que 90 jours, week-end et jours fériés compris. Au moment de l’audition, Atosca annonçait un surcoût de 180 000 € par jour pour la mise en sécurité et le gardiennage le long des 53 km de chantier, soit environ 16 millions d’euros pour cet arrêt de 90 jours. Un montant considéré comme « largement surestimé » par le collectif d’opposants La Voie Est Libre.
Cette possibilité d’indemnisation, inscrite dans les annexes non rendues publiques du contrat de concession, se ferait au titre de la prise en charge des aléas juridiques par l’État. L’une des sources expliquait : « Depuis l’arrêt du chantier, en raison du retard engendré et des problèmes liés à cet arrêt, il y a eu des négociations avec l’État pour obtenir un dédommagement. »
Une deuxième précisait que, suite à la décision du tribunal, «la nouvelle échéance [de livraison de l’A69] a été fixée à octobre 2026 » et que ce report représente « un versement supplémentaire de l’État de 100 M€. » Le 3 mars 2026, un informateur du Ministère des Transports confirmera à l’AFP une indemnité de 79 millions d’euros.
Dès le 11 mars 2025, dans le Moniteur, l’avocat Mathieu Gaudemet relevait : « Il y aura sans…
Auteur: La Relève et La Peste

