«Elles étaient très attendues par les spécialistes du maintien de l’ordre,une nouvelle fois éprouvées le week-end dernier par les émeutes en marge du triomphe du PSG en Ligue des Champions. Les grenades à main assourdissantes GL-304 sont en phase de déploiement dans les unités des forces de l’ordre» se réjouit Europe 1, la radio de Bolloré, le 3 juin. Il semble décidément y avoir un lien direct entre le Ministère de l’Intérieur et les médias d’extrême droite.
On apprend ainsi qu’une nouvelle arme policière a été «testée» contre les supporters parisiens le week-end dernier, en toute opacité. Et visiblement, cette expérimentation a plu aux policiers puisque «le directeur général de la police nationale annonce que la période de tests de ce nouveau modèle a été concluante» et que la grenade va être généralisée.
Le monde du foot est, comme les banlieues et certaines luttes sociales, un terrain d’expérimentation des nouvelles méthodes de répression. C’est dans les stades qu’ont été expérimentées les premières vidéosurveillances avec reconnaissance faciale, c’est autour des stades que la police a organisé ses premières «nasses» autour de groupes de supporters. C’est aussi contre les ultras qu’ont été utilisées les premières «interdictions de stade», des interdictions administratives d’assister aux matchs, forçant le supporter concerné à pointer au commissariat pendant les rencontres. Un dispositif que les syndicats policiers rêvent d’appliquer aux manifestants fichés.
C’est donc logiquement qu’une nouvelle grenade a été utilisée en premier lieu contre des supporters du PSG, dont beaucoup venus des banlieues de la capitale, lors de la Ligue des Champions.
Europe 1 explique que ces munitions seront «utilisées pour disperser les foules avec un effet blast et assourdissant» et qu’elles «dégagent un nuage de poudre blanche ainsi qu’un surpression pour accentuer la…
Auteur: B

