Les membres du NPA Anticapitaliste de Montpellier se plaignent d’actions récentes de la police municipale visant à interrompre les ventes à la criée de leur journal devant la gare Saint-Roch. La mairie dément donner des directives dans ce sens. Le Poing avait pourtant déjà fait les frais de ce zèle policier contre la liberté de la presse, il y a un peu plus d’un an.
La police municipale montpelliéraine apprécie-t-elle la liberté de la presse ? Dans un courrier adressé la semaine dernière au maire PS de la ville, Michaël Delafosse, à son adjoint Sébastien Cote, chargé de la protection de la population et de la tranquillité civile, à la presse et aux « organisations politiques progressistes », le groupe local du NPA Anticapitaliste se plaint d’interventions envahissantes des policiers municipaux.
« Depuis de nombreuses années le NPA-A vend régulièrement son journal L’anticapitaliste sur l’espace public devant la gare Saint Roch. », explique l’organisation. « Depuis quelques semaines des agents de la police municipale avec, nous disent-ils, l’accord de […] Sébastien Cote, nous demandent d’arrêter cette vente car nous n’avons pas d’autorisation municipale et menacent de faire appel à la police nationale. »
La législation est pourtant plutôt claire sur la question. Les militant-es du NPA mettent en avant « une jurisprudence constante renforcée par l’article 13 de la loi du 9 décembre 2004 qui supprime totalement le régime de déclaration administrative pour les colporteurs, renforçant ainsi la liberté de distribution de presse et d’écrits sur la voie publique. » Avant de souligner une situation « d’autant plus choquante de la part d’une municipalité qui se revendique de la gauche. »
À l’autre bout de la France, à Lille, c’est une autre mairie PS, dirigée par Martine Aubry, qui en 2015 verbalisait le journal La Brique, au nom d’un arrêté municipal interdisant les ventes de…
Auteur: Julien Servent

