Pour répondre aux directives du ministère de la justice et traiter le nombre massif d’interpellations de cette dernière semaine, dans plusieurs tribunaux en France les audiences s’enchaînent et les peines pleuvent. A Grenoble et à Nanterre, des chambres de comparution immédiate sont exceptionnellement ouvertes le dimanche : c’est la période des soldes, mais ici les remises sont rares, et l’enjeu est de repartir les mains vides. Pour rappel, les audiences sont ouvertes au public : des amis de la Riposte Collective se sont donc rendus samedi après-midi au Palais de Justice de Bobigny, et nous en livrent un premier récit, agrémenté de quelques judicieux conseils de défense.
Mardi 27 juin la police assassine Nahel. Nanterre s’embrase, la révolte grandit en banlieue parisienne puis dans tout le pays, se dirigeant vers les condés, les vitrines, les marchandises, les administrations, les bâtiments du pouvoir et de l’oppression et les lieux d’habitation de ceux qui nous dirigent.
En 3 jours, l’attaque au porte-monnaie de l’Etat que constituent les dégradations et les autoréductions est plus importante que celle du mois d’émeute de 2005 et qu’au cours de la révolte des Gilets Jaunes. En conséquence, depuis mercredi on dénombre plus de 3000 arrestations, un bon nombre de placements en détention mais on observe aussi une police sur-armée mise à l’amende par une simple tactique du mordre et fuir.
Cette révolte massive effraie et provoque la panique réelle des bourgeois : l’Etat déploie un arsenal monstre pour tenter de la réprimer dans la rue, dans les termes qu’elle emploie et dans les tribunaux. Aussi, Darmanin a convoqué vendredi les représentants de Meta, Snapchat et Twitter pour tenter d’endiguer l’organisation du mouvement.
Face à la révolte la répression frappe. Les tribunaux c’est la boucherie, on le sait. Mais cette fois c’est différent, le mouvement de révolte offensif et populaire…
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Auteur: dev

