La police utilise l’antiterrorisme pour interdire à des militants de manifester


Loïc, le fameux «moine» écologiste, a reçu ce matin une visite de la police pour pointer au commissariat au nom d’une «menace terroriste d’ultra-gauche», d’autres personnes sont visées


Historiquement, ce sont les régimes dictatoriaux qui qualifient leurs opposants de «terroristes». C’est ce qui est fait en 2026 en France.

C’est un militant scandalisé avec qui nous avons échangé ce samedi 24 octobre : Loïc, connu comme le «moine» des manifestations, célèbre pour enfiler une robe de bure dans le cadre de mobilisations écologistes ou sociales depuis des années.

Révolté, il nous déclare : «C’est inadmissible d’utiliser des motifs de terrorisme pour m’interdire de manifester !» Ce matin autour de 8h30, des policiers sonnent au domicile de ses parents, où il se trouve, à Nancy. «Je regarde par la fenêtre, je vois une voiture de police devant la maison. Je commence à stresser, je pense à une perquisition. Ils sonnent plusieurs fois, de manière insistante, mon père ouvre ma porte».

Les agents disent qu’ils veulent faire signer un document au jeune homme. Plusieurs policiers arrivent en renfort, «ils me disent que c’est pour la manifestation à Orléans» contre le RN, et que «je suis interdit d’y aller. Je leur réponds que je suis à Nancy et que je n’ai aucune intention d’aller là bas». Les policiers lui annoncent qu’il va devoir «pointer deux fois au commissariat de Nancy, aujourd’hui et demain» pour vérifier qu’il ne manifeste pas contre l’extrême droite à plusieurs centaines de kilomètres de là. Kafkaïen.

Loïc refuse de signer, les policiers lui assènent que la décision vient du Ministère de l’Intérieur et qu’il risque des poursuites. «J’appelle mon avocat, ça les énerve, ils partent». Le document qui nous a été transmis est choquant, il se réfère à une loi visant à «prévenir une menace terroriste». On peut y lire que…

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Auteur: B