A Valence, les 8 personnes qui avaient été sévèrement réprimées pour une action symbolique et non-violente contre le projet de déviation et d’immobilier à St Péray, avec certaines placées en détention provivoire !, ont toutes été relaxées le 06 juillet par le tribunal.
Ce procès « contre la reconnaissance faciale » illustre l’usage massif et illégal de la reconnaissance faciale par les flics durant les contrôles d’identité avec l’aval tacite ou explicite des hiéarchies. Une enquête de Disclose le confirme et le prouve, voir plus bas.
Le logiciel NEO est distribué à tous les flics, et il n’est volontairement équipé d’aucun système de blocage pour empêcher les utilisations illégales de la reconnaissance faciale, laquelle est encouragé par la culture du chiffre et par les hiérarchies.
Le tribunal de Valence limite les dérives de la reconnaissance faciale
Huit militants étaient convoqués lundi 6 juillet pour avoir bloqué un pont afin de protester contre un projet autoroutier contesté. Ils avaient été identifiés à l’aide de la reconnaissance faciale, après avoir été pris en photo à leur insu. Le tribunal a reconnu un procédé déloyal et les a tous relaxés.
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Le sujet est sensible : les huit militant·es jugé·es ce jour-là ont justement fait l’objet d’une identification par reconnaissance faciale. Et, malgré la faiblesse des charges retenues contre elles et eux, certain·es ont déjà passé plusieurs jours en prison.
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Interpellé·es, les huit militant·es invoquent dans un premier temps leur droit au silence. Ils et elles refusent de décliner leur identité, de donner leurs empreintes digitales et leur ADN. Comme l’avait raconté à l’époque StreetPress, les enquêteurs ont alors utilisé tous les moyens à leur disposition pour tenter d’obtenir, contre leur gré, leur photo.
Photographié·es à leur insu dans le hall du commissariat par une policière à l’aide de son…
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