Si aucun accord international n’est conclu, les déchets plastiques devraient tripler d’ici 2060, causant des dommages importants, notamment pour notre santé, selon le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).
Les négociations menées par le PNUE font suite à une décision prise en 2022 par les États membres de se réunir et d’élaborer, dans un délai de deux ans, un instrument international juridiquement contraignant visant à mettre fin à la crise de la pollution plastique, y compris dans le milieu marin.
L’ampleur du problème est considérable, les pailles, les gobelets, les sacs et les cosmétiques contenant des microbilles ne représentant qu’une partie des produits à usage unique qui finissent dans nos océans et nos décharges.
Un accord crucial
Les partisans d’un accord le comparent à l’Accord de Paris sur le climat en termes d’importance. Ils soulignent également la pression qui serait exercée contre un traité par les États pétroliers, dont le pétrole brut et le gaz naturel qu’ils extraient constituent les éléments de base des plastiques.
« Nous ne sortirons pas de la crise de la pollution plastique par le recyclage : nous avons besoin d’une transformation systémique pour réussir la transition vers une économie circulaire », a insisté Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE.
L’objectif de l’accord est d’englober l’ensemble du cycle de vie des plastiques, de la conception à la production et à l’élimination, « afin de promouvoir la circularité des plastiques et d’empêcher leur fuite dans l’environnement », selon le texte utilisé pour guider les discussions du Comité intergouvernemental de négociation (INC), qui se réunira dans la ville suisse.
Le document de l’INC, qui compte 22 pages, contient 32 projets d’articles qui seront discutés ligne par ligne. Le texte est destiné à façonner le futur instrument et servira de point de départ aux négociations.
10 jours de discussions
Pendant 10 jours, du 5 au…
Auteur: Nations Unies FR

