Au cours de cette visite, la Directrice des opérations et du plaidoyer du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), Edem Wosornu, s’est rendue sur plusieurs sites de projets d’aide humanitaire et a rencontré des communautés affectées, les autorités haïtiennes, ainsi que les partenaires nationaux, internationaux et locaux, pour discuter de la crise humanitaire dans le pays, ainsi que des stratégies allant au-delà de l’aide d’urgence.
Cette visite, qu’elle a menée aux côtés de Lucia Elmi, Directrice des programmes d’urgence de l’UNICEF et d’Andrea Koulaimah, du département des opérations d’aide humanitaire de la Commission européenne; intervient à un moment où Haïti connaît une grave crise humanitaire, qui n’a fait que s’aggraver depuis mars de cette année, dans un contexte de recrudescence des violences dans la capitale Port-au-Prince.
Plus de 578.000 personnes sont actuellement déplacées en Haïti et plus de 900 écoles ont été fermées depuis janvier, soit plus de la moitié de l’année. Environ 40% des établissements de santé de Port-au-Prince sont fermés.
Retrouver une vie normale
« La population haïtienne demande trois choses. Elle demande la paix, elle demande que la violence des gangs cesse, elle demande la reconquête de son pays », a dit Mme Wosornu.
« Les enfants avec lesquels j’ai interagi aux Gonaïves, aux Cayes mais aussi à Port-au-Prince, demandent à pouvoir retourner à l’école. Les enfants que j’ai rencontrés veulent être médecins, avocats, enseignants, infirmiers. La population haïtienne est fatiguée de la violence. La population haïtienne veut retrouver une vie normale », a-t-elle ajouté.
Selon elle, les partenaires humanitaires font partie de la solution, mais l’ONU a aussi besoin de partenaires de développement pour les approches à plus long terme.
« Nous devons garantir que les établissements de santé de ce pays soient en…
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Auteur: Nations Unies FR

