Des atomes de fer 60, produits lors d’explosions stellaires, permettent de remonter le fil de l’histoire de notre environnement galactique. Leur présence dans la glace antarctique révèle une variation inattendue de la poussière interstellaire atteignant la Terre.
Quand vous pensez à l’espace, vous imaginez sans doute des étoiles, des planètes et des satellites. Pourtant, une grande partie de l’espace est remplie de nuages de gaz, de plasma et de poussières d’étoiles, appelés nuages interstellaires.
Rien que dans les régions proches de notre galaxie, on recense environ 15 nuages interstellaires distincts. Le Système solaire traverse actuellement l’un d’entre eux, baptisé de façon évocatrice le Nuage interstellaire local. On pense que l’origine et l’histoire de ces nuages sont étroitement liées à la naissance et à la mort des étoiles. Mais leurs traces sont également visibles ici même sur Terre, dans un endroit où l’on ne s’attendrait pas forcément à les trouver : la glace de l’Antarctique.
Mes collègues et moi étudions depuis plusieurs années la poussière d’étoiles piégée dans d’anciennes couches de neige et de glace antarctiques afin de retracer l’histoire de notre voisinage cosmique, y compris celle du Système solaire lui-même.
Dans une nouvelle étude publiée dans Physical Review Letters (https://doi.org/10.1103/nxjq-jwgp), nous avons mis en évidence un indice subtil qui révèle le déplacement de notre Système solaire à travers son environnement interstellaire local au cours des 80 000 dernières années.
Regarder le ciel en regardant vers le bas
L’astronomie consiste généralement à lever les yeux au ciel. Les télescopes collectent la lumière provenant d’étoiles et de galaxies lointaines, ce qui nous…
Auteur: Dominik Koll, Honorary Lecturer, Nuclear Physics, Australian National University

