La préférence fascisante

Le pouvoir actuel en France a tant de fois été qualifié comme étant au service des plus riches. Historiquement, la classe capitaliste ayant maintes fois montré sa capacité à s’accommoder du fascisme, voire à y faire appel pour protéger ses intérêts, la situation actuelle mérite d’être observée avec acuité. En voici une tentative.

On commence à en avoir l’habitude : les rares fois où les institutions de la 5e République permettent une mise en déroute de la politique gouvernementale, celle-là n’est toujours que provisoire et les mesures rejetées n’en reviennent que plus fortes. Une façon toute pragmatique de nous apprendre que la désobéissance n’amène que des malheurs. Il en fut ainsi en 2005 avec le Traité Constitutionnel Européen qui, rejeté alors par référendum, n’en finit toujours pas, presque 20 ans plus tard, de régir nos vies. Il en est de même actuellement où la loi appelée sinistrement « Darmanin » fut retoquée grâce à une motion de rejet ce 11 décembre 2023. Même pas une semaine plus tard, une procédure prévue par la Constitution permettait à cette même loi de revenir, encore plus odieuse. 

Le contenu de la loi est un ramassis de mesures portées par l’extrême droite depuis de nombreuses années. Mesures découlant de la prémisse du ’problème migratoire’ qui n’est qu’un synonyme de l’intolérance envers les populations musulmanes et/ou racisées. Le but ici n’est pas de lister les innombrables points de régression contenus dans la loi mais d’analyser celle-ci comme un révélateur de l’état de la scène politique et du pouvoir en France. 

Tout d’abord, constatons que l’argumentaire gouvernemental face au tollé suscité par l’adoption de la loi au soir du 18 décembre consiste comme à l’accoutumée en quelques arguments simples répétés ad nauseam sur tous les plateaux médiatiques. Nous pouvons réduire ces arguments en 4 arguments…

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Auteur: dev