Des forêts conçues pour prendre soin
Cette certification reconnaît un espace forestier adapté à des programmes thérapeutiques encadrés par des professionnels qualifiés, destinés à accompagner certaines prises en charge médicales, en complément des soins conventionnels. Le certificat est valable jusqu’en 2031, la zone devant ensuite faire l’objet d’une réévaluation.
La forêt actuelle de la serra de Buçaco a été plantée par l’ordre des carmélites déchaux, dans la première moitié du XVIIe siècle. Elle abrite 250 espèces d’arbres et d’arbustes sur 105 hectares, et se divise en quatre ensembles paysagers : l’arboretum, les jardins et la vallée des fougères, la forêt relique et le Pinhal do Marquês.
L’ancien monastère des carmélites
En Allemagne et en Autriche, plusieurs forêts appartiennent déjà au réseau de forêts thérapeutiques, dit « Healing Forests ». À Lahnstein, plus de 50 stations jalonnent les parcours forestiers, consacrés à la respiration, à la santé cardiovasculaire et à la pleine conscience. À Bad Nauheim, un sentier de bain de forêt ponctué de 12 stations côtoie un parcours pieds nus et des espaces de détente.
En Autriche, dans le domaine de l’abbaye bénédictine de Göttweig, une forêt de 53 hectares accueille entre autres des patients du centre médical voisin.
Du « bain de forêt » à la recherche scientifique
Cette évolution européenne s’inscrit dans une histoire plus ancienne. Au Japon, le shinrin-yoku, ou « bain de forêt », s’est développé dès les années 1980 comme une pratique visant notamment à réduire le stress, comme nous le détaillons dans notre livre-journal Forêts.
Depuis, de nombreuses recherches ont tenté de mesurer les effets physiologiques et psychologiques du temps passé en forêt.
Une étude menée en Allemagne, publiée en 2025 dans la revue scientifique Journal of Integrative and Complementary Medicine, a suivi 171 personnes…
Auteur: Chloe Droulez
